Carnet de bord, février 2025 : Le samedi 1er février, j’ai quitté Lille pour entamer un long voyage vers le Japon, sans avion. Première étape : Bruxelles. Un trajet court en distance — 35 minutes de TGV — mais qui symbolisait beaucoup. C’était la première rupture avec le quotidien, le début de l’aventure. Le premier kilomètre d’un périple de plus de 10 000 km en voyage bas carbone.

Pourquoi commencer par Bruxelles ?

Quand tu pars pour un voyage de la France au Japon sans avion, la tentation est de filer directement vers l’est. Mais j’avais envie de commencer doucement. Bruxelles, c’est l’étranger le plus proche : une frontière traversée sans fracas, un dépaysement léger, une mise en jambes avant les grands trajets à venir.

J’y suis resté jusqu’au lundi, le temps de retrouver deux amis et de me laisser porter par la douceur de cette capitale à taille humaine. Le programme : flâner, discuter, marcher sans trop prévoir. Une manière parfaite de se mettre en mouvement.

Jérémie sur la Grand-Place de Bruxelles
Avec des amis sur la Grand-Place — point de repère historique et joyau architectural de Bruxelles.

Changer de pays sans changer de continent

Passer de la France à la Belgique en train, c’est traverser une frontière sans fracas. En moins d’une heure, tout semble un peu différent : les langues (français, néerlandais et un soupçon d’anglais), les rythmes, l’humour. Bruxelles mêle une atmosphère institutionnelle — c’est quand même la capitale de l’Union européenne — à une vraie décontraction de quartier.

C’est exactement ce que j’aime dans le voyage en train : la transition est progressive. Pas de décalage horaire, pas de jet lag, pas de rupture brutale avec l’avion. Tu vois le paysage changer doucement par la fenêtre. Les champs du Nord de la France laissent place aux faubourgs bruxellois, et tu réalises tranquillement que tu es dans un autre pays.

Deux jours à Bruxelles : ce qu’on a fait

La Grand-Place

On ne peut pas passer à Bruxelles sans s’arrêter sur la Grand-Place. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est une des plus belles places d’Europe. Les façades dorées des maisons de corporations, l’Hôtel de Ville gothique et la Maison du Roi forment un ensemble architectural spectaculaire. Le soir, avec l’éclairage, c’est encore plus impressionnant.

Les Marolles et le marché aux puces

On s’est promenés dans le quartier des Marolles, un des quartiers les plus populaires et authentiques de Bruxelles. Le marché aux puces de la Place du Jeu de Balle est un bazar à ciel ouvert où l’on trouve de tout : vaisselle vintage, vinyles, meubles anciens, curiosités en tout genre. L’ambiance y est bon enfant et multiculturelle.

Le Mont des Arts

Le Mont des Arts, c’est un jardin en terrasses qui offre une vue panoramique sur le bas de la ville. C’est aussi le quartier des musées : le Musée Magritte, les Musées royaux des Beaux-Arts, le MIM (Musée des Instruments de Musique). On n’a pas eu le temps de tout visiter, mais la balade dans le jardin valait le détour.

Les fresques BD

Bruxelles est la capitale de la bande dessinée, et ça se voit dans les rues. Des dizaines de fresques murales géantes représentent les personnages iconiques de la BD belge : Tintin, Lucky Luke, les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe… Une chasse aux fresques à travers le centre-ville est une activité fun et gratuite.

Manger à Bruxelles : le bonheur à chaque coin de rue

Impossible de parler de Bruxelles sans parler de bouffe. En deux jours, on a goûté à tout :

  • Les frites belges : servies dans un cornet en papier, avec une sauce andalouse ou samurai. La friterie Maison Antoine (Place Jourdan) est une institution, mais il y en a des dizaines d’excellentes dans le centre.
  • Les gaufres : la gaufre de Bruxelles (rectangulaire, légère, avec du sucre glace) et la gaufre de Liège (ronde, dense, caramélisée). Les deux sont délicieuses, mais j’ai une préférence pour la liégeoise.
  • La bière : la Belgique compte plus de 1 500 bières différentes. On a testé quelques-unes dans un bar à bière du centre — la Delirium Café, sur l’impasse de la Fidélité, propose plus de 2 000 références.
  • La carbonnade flamande : un ragoût de bœuf mijoté à la bière. Un plat réconfortant parfait pour un week-end de février.

Un départ lent, mais dense

En commençant ce voyage bas carbone par une étape toute proche, je voulais éviter le contraste brutal souvent imposé par l’avion. Ici, chaque kilomètre est gagné doucement, et le voyage commence dès la première gare. Bruxelles m’a offert cette première respiration, à la fois douce et dépaysante.

Lundi matin, sac sur le dos, j’ai repris le train vers l’est, direction Prague. Et cette fois, j’étais lancé pour de bon.

Infos pratiques pour Bruxelles

Comment y aller depuis la France (en train)

  • Depuis Lille : TGV ou Eurostar, 35-50 minutes, gare de Bruxelles-Midi. Billets sur SNCF Connect ou BelgianTrain.be.
  • Depuis Paris : Eurostar ou Thalys (renommé Eurostar), 1h20 direct, gare de Bruxelles-Midi.
  • Depuis Lyon/Strasbourg : TGV avec correspondance, 3-4h.

Se déplacer

Bruxelles est une ville très compacte. Le centre se parcourt facilement à pied. Pour les distances plus longues, le réseau de métro/tram/bus (STIB) est efficace. Un ticket unitaire coûte 2,10 €.

Hébergement

  • Budget : les auberges de jeunesse commencent à 25-30 €/nuit
  • Quartiers pratiques : Sainte-Catherine (animé, central), Sablon (raffiné), Ixelles (cosy, local)
  • Gare du Midi : pratique pour les transits, mais le quartier est moins charmant

À voir en un week-end

  • La Grand-Place (incontournable)
  • Les fresques BD dans le centre
  • Le Parc du Cinquantenaire et ses arches triomphales
  • Le Mont des Arts et le Musée Magritte
  • Les Marolles et le marché aux puces
  • Les maisons Art Nouveau de Victor Horta (classées UNESCO)

Mon avis

Bruxelles est la première étape parfaite pour un voyage bas carbone au départ de la France. Proche, accessible en train, riche en culture et en gastronomie, c’est une ville qui se savoure à pied et sans pression. Pour moi, c’était le symbole du début : on n’a pas besoin d’aller loin pour commencer à voyager. Et le voyage commence vraiment dès qu’on monte dans le premier train.

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