Après neuf mois d’aventure, dont six en terre nippone, il était temps de revenir chez moi, à Lille. Tu l’as sûrement déjà entendu, le retour après un long voyage est souvent une phase difficile, où on revient dans un endroit qui n’a pas changé, alors qu’on a vécu plusieurs vies en un seul voyage.
Est-ce que tu as déjà expérimenté ce fameux retour ?
Voilà maintenant 10 jours déjà que je suis rentré, que j’ai petit à petit repris mes marques. Et que j’apprends à savourer de nouveau une vie stable. Enfin pour quelque temps, car évidemment je prévois de repartir, en aventurier qu’il se doit. Mais je vais d’abord me laisser le temps de me poser, de digérer tout ce que j’ai vécu à un rythme assez soutenu pendant ces derniers mois.
Alors il est temps de parler aujourd’hui de cette phase ambigüe de la fin d’une aventure, et surtout de la vérité qu’on n’avoue pas toujours sur les réseaux ou dans les blogs. Tu le sais si tu me lis depuis un moment, j’utilise rarement de filtre, alors cet article n’échappera pas à la règle. J’ai envie de te livrer mes 4 vérités sur ce retour de voyage.
Vérité n°1 sur les retrouvailles avec les amis
Après plusieurs mois de voyage, quel bonheur de retrouver la chaleur des amis. Bien sûr j’ai fait des rencontres en route, mais ce ne furent que des rencontres éphémères. C’est compliqué de construire des amitiés durables en se déplaçant régulièrement. Alors revoir les visages familiers, repartager des moments de complicité, se remémorer les souvenirs communs, qu’est-ce que ça m’a fait du bien. D’autant que j’ai toujours été entouré d’un cercle d’amis très proches.
C’est notamment au retour de voyage qu’on réalise à quel point les amitiés durables constituent un ancrage, une part essentielle de ce que l’on est. Si tout n’est pas exactement comme avant car chacun a continué sa route, évolué à sa manière, les retrouvailles confirment que l’amitié est inchangée malgré les mois passés à distance.
Bonheur total aussi de retrouver Neko que j’avais laissée chez mes parents… Elle a boudé quelques heures après nos retrouvailles, puis j’ai senti qu’elle était aussi super contente de me revoir !
Vérité n°2 sur la barrière de la langue
Après des mois à jongler entre des langues étrangères selon les pays traversés, à chercher ses mots et à penser parfois dans une autre langue, il y a un vrai plaisir à retrouver la sienne. D’autant plus que chaque territoire que j’ai traversé pendant ces 9 mois avait sa propre langue : russe, chinois, coréen, japonais, kazakh, géorgien, turc,… Sans parler de chaque langue européenne !
Si j’ai assimilé des bases de japonais, que je pouvais échanger avec les locaux, mes propos étaient vite limités, ainsi que ma compréhension de ce qu’on me répondait. On passait alors rapidement à l’anglais, ce qui était bien plus facile que le japonais n’est-ce pas ? Mais tout de même, ça reste une autre langue, dans laquelle je n’arrive pas toujours à exprimer exactement le fond de ma pensée.
Alors quand j’ai recommencé à parler français, tout est redevenu fluide, naturel, sans effort. Les jeux de mots, les nuances, l’humour, je peux de nouveau m’amuser ! Car parler sa langue maternelle, c’est aussi se reconnecter à une partie profonde de soi, à ses émotions les plus spontanées.
👉 Retrouve d’ailleurs mes 10 conseils pour apprendre le japonais
Vérité n°3 sur le minimalisme en retour de voyage
Si les 2 vérités dont je viens de parler sont assez générales et que je m’attendais plus ou moins à cet effet à mon retour, je ne m’attendais par contre pas du tout à un impact aussi fort de mon voyage sur mon mode de vie. Je m’explique… En partant, j’ai loué mon appartement pour la durée totale de mon voyage ; j’avais donc emballé toutes mes affaires pour laisser l’endroit le plus neutre possible.
C’est en revenant chez moi que le choc s’est produit : au moment de déballer les cartons de ma vie d’avant, j’ai vraiment ressenti que la plupart de mes affaires appartenaient au passé, et que je n’avais en réalité ni envie ni besoin de les exposer à nouveau dans mon appart. Puisque j’ai été très heureux avec seulement l’essentiel dans mon sac à dos pendant des mois, pourquoi devoir utiliser plus maintenant ?
Tu l’as compris, je suis donc revenu encore plus minimaliste qu’avant le départ, attachant plus d’importance au ressenti qu’au matériel. L’essentiel ne tient désormais plus dans les objets, mais dans les expériences et les rencontres vécues.
As-tu déjà ressenti ça aussi ?
Vérité n°4 sur le besoin de stabilité
Après l’euphorie de la route et l’imprévu du quotidien nomade, me voilà dans une phase où j’ai envie de stabilité pour les semaines à venir, pour digérer tout ce que je viens de vivre, terminer l’année en douceur, mais aussi prévoir la suite. Car forcément, il y a une suite dont je te parle juste après…
Puisque voyager n’est pas seulement une période pour moi, mais qu’il s’agit d’une réelle façon de vivre, alterner le mode de vie nomade et le mode de vie sédentaire est essentiel. Voyager demande énormément d’énergie et de présence, ce qui est impossible sur le long terme sans des périodes de repos. En automne/hiver, rien de tel qu’une période d’hibernation/introspection pendant quelques mois !
La stabilité devient alors le socle qui permet de rêver à la prochaine aventure. Que dis-je, aux prochaines aventures…
Si tu as déjà voyagé ou es en voyage actuellement, ressens-tu aussi ces cycles entre le besoin de bouger et l’envie de se poser ? À ce sujet, retrouve mon article sur vie nomade VS vie sédentaire : faut-il vraiment choisir ?
Et la suite de l’aventure ?
Parlons-en, justement ! Après cette période d’hibernation, le temps de reprendre mes marques, de profiter des copains que j’ai eu tant de plaisir à retrouver, de passer des moments en famille,… Je pense bien sûr à mes prochaines escapades sans avion. Et autant te dire que j’ai déjà quelques idées en tête, que ce soit par la terre ou par la mer :
- Aurores boréales en Laponie : Depuis très longtemps, j’ai envie d’aller admirer ce spectacle. En réalité j’avais prévu d’y aller avant le Japon, mais une blessure m’en a empêché. Quelqu’un est-il déjà allé et as des conseils à me donner ? ;
- Actus européennes sur les trains de nuit : De nouvelles routes vers des pays nordiques sont en service, notamment avec Nightjet de la compagnie allemande OBB qui propose des couchettes solo que j’ai très envie de tester. C’est faisable par exemple depuis Munich vers Vienne ou vers Milan ;
- Quelques villes en Europe : Dans mon cercle d’amis très proches, beaucoup vivent à l’étranger. Je vais aller leur rendre visite à Manchester, Barcelone et Wroclaw. Ce sont des trajets que je connais bien, mais ça sera l’occasion de les documenter pour alimenter ce blog ;
- Une envie hors Europe aussi : le Maroc ! Alors que ce soit par voie ferroviaire ou par voie maritime, les idées ne manquent pas…
À ton tour de me partager tes envies de voyage pour l’année prochaine ! Je te lis en commentaire et te dis à la semaine prochaine…
🧭 Articles ressources :
- L’importance de savoir s’écouter en voyage solo
- Le voyage solo : de la solitude à la sociabilité
- Préparer son voyage solo au Japon : les 6 erreurs à éviter
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Bonjour Jérémy,
Je vois que tu profites de tes amies,familles pour reprendre tes marques et ton petit changement de vie et bien-sûr j imagine vu tes dires que le prochain voyage sera dans un avenir proche.
Je te souhaite une bonne fin de journée
Christophe
Bonjour Jérémy,
Ton aventure nous a fasciné. Un point commun, les voyages.
Nous ne sommes pas de la même génération, mais l’envie de découvrir, d’autres cultures, d’autres pays ont jalonnées notre vie, en plus de l’apprentissage des nouvelles technologies.
Du fait de notre vie de retraité très occupée, nous avons raté plusieurs de tes étapes. Nous consulterons ton blog riche en informations.
La sédentarité, connais pas, mais notre nouvelle vie est moins intense et trépidante que durant nos activités professionnelles.
A +