Le bas-carbone vu du Japon : interview de Chichi

Ça y est, l’heure de la fin a sonné… C’est hier que j’ai quitté le Japon, entre excitation du périple à venir et tristesse de quitter une terre où je me suis senti comme chez moi. D’ailleurs, si tu veux suivre l’aventure en direct, je t’invite à me suivre sur les réseaux.

Avant de partir, j’ai voulu donner la parole à une personne locale pour lui poser quelques questions sur le bas-carbone. Car voyager, c’est avant tout découvrir de nouvelles cultures, d’autres façons de penser. Alors quoi de mieux qu’un petit tête-à-tête avec une japonaise pour avoir son avis sur le cœur de mon projet : l’écologie.

Tout naturellement, j’ai pensé à Chichi pour réaliser l’exercice. Je t’en ai déjà parlé, car c’est elle qui gère le coworking à Tokyo où j’ai passé de longues heures, à travailler et à réseauter. D’ailleurs, après y avoir lié de de belles amitiés avec d’autres coworkeurs, j’avoue que ce fut l’endroit le plus dur à quitter la semaine dernière lors de mon départ.

Lors de cette interview que j’ai organisée à l’occasion de mon dernier jour à Tokyo, j’en ai profité pour élargir le sujet en parlant du voyage et du tourisme au Japon. Voici donc sans tarder les réponses sur le bas-carbone vu du Japon.


Que signifie l’écologie pour toi ?
Il s’agit surtout de la réduction des plastiques, par exemple en réutilisant ce qui peut l’être.

Justement, est-ce que la réduction des plastiques est un sujet important au Japon ?
Oui et non. Les gens en sont conscients, mais dans la pratique, les standards de service japonais changent très lentement. Par exemple, il y a quelques années, le concept d’amenity bar dans les hôtels n’était pas courant, et certains clients se plaignaient. Aujourd’hui, c’est normal, et on propose des bouteilles rechargeables pour limiter les déchets.

À l’échelle politique, est-ce que l’écologie est un sujet à part entière comme en France ?
Non, pas vraiment. Ce n’est pas encore un sujet politique au Japon. C’est plutôt porté par des initiatives locales et des communautés, comme des actions de nettoyage ou des événements d’échange de vêtements sans paiement. Mais cela reste des événements localisés, il n’y a pas de mouvement général.

Est-ce que le Japon est globalement écologique ?
Globalement, non. Il y a une conscience environnementale à l’école, où on apprend à trier les déchets, mais pour d’autres aspects, ce n’est pas encore très développé. Je pense notamment au végétarisme et à la réduction du carbone. Trouver des options végétariennes au Japon est encore difficile.

Et à ton niveau, te sens-tu concernée par l’écologie ?
Oui. Je veux installer un compost dans notre jardin et proposer des options végétales, comme des cookies vegan dans notre café par exemple. Concernant les achats, je choisis les produits en pensant d’abord à l’écologie, puis au goût.

J’ai envie d’élargir le sujet de l’écologie au tourisme, parfois de masse. Y a-t-il des problèmes liés au tourisme au Japon ?
Oui ! Une anecdote touristique qui a un impact déplorable sur la vie de tous les jours ici : il arrive que des voyageurs abandonnent leurs valises cassées dans la rue sans savoir qu’au Japon, il faut payer pour s’en débarrasser et prévenir la mairie. Ça coûte ensuite aux habitants, et c’est un vrai problème.

En parlant de voyage, je pense tout de suite au train. Est-ce que ce moyen de transport est cher au Japon ?
Oui. Par exemple, aller de Tokyo à Fukuoka en Shinkansen coûte cher et prend 5 heures, alors qu’un vol peut coûter 8 000 yens (environ 50€) et être bien plus rapide. Comme en Europe, c’est souvent moins cher de prendre l’avion que le train, ce qui pose un réel problème écologique.

À ce propos, que penses-tu de mon voyage sans avion pour venir au Japon ?
Je trouve ça incroyable ! Tu devrais en parler plus. Ici, le tourisme de masse cause parfois des problèmes pour les communautés locales et l’environnement. Je trouve ça super que des voyageurs pensent à l’impact écologique avant leur intérêt personnel.

Que recherches-tu quand tu voyages ?
Quand je voyage, je recherche avant tout des expériences locales. J’essaie de rencontrer les habitants, de participer à des festivals, de découvrir des lieux authentiques.

Quel est ton conseil pour découvrir le Japon autrement ?
Parlez avec les gens ! Allez dans un café, entrez dans une boutique, demandez les endroits que les locaux préfèrent. Si vous connectez vraiment, ils vous indiqueront des lieux uniques, parfois même des festivals locaux. C’est le meilleur moyen de vivre une expérience authentique dans un pays.

Quel beau mot de la fin ! Qu’en penses-tu ?

À toi qui me lis, peut-être qui suis mon aventure bas-carbone depuis plusieurs mois, j’aimerais aussi te poser une question :

L’écologie a-t-elle un impact sur ta vie quotidienne ?


Sur ce, je te partage comme d’habitude les liens vers le contenu photo et vidéo de mon aventure.
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On se retrouve sur les réseaux sociaux, et la semaine prochaine pour toujours plus d’infos, depuis d’autres horizons !

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