J’y suis ! Après un mois et demi de traversée en train et en ferry, je suis arrivé au Japon. Des années que j’en rêvais, des mois que je m’y préparais… C’est littéralement un rêve éveillé.
C’est un peu comme si le trajet jusqu’à Fukuoka était une préparation, et qu’à partir de maintenant je rentrais dans le vif du voyage.
Alors forcément, dans cet article de la semaine, j’ai envie de te partager mes premières impressions. D’ailleurs, qui d’autre ici est déjà allé au Japon ? Je serais curieux de lire ton partage d’expérience en commentaire.
Immersion linguistique
Première chose qui me vient à l’esprit pour t’expliquer justement mon état d’esprit, c’est l’aspect linguistique. Comme je t’avais raconté dès mon premier article, j’ai commencé les cours de japonais cinq mois avant le départ. Si je n’ai pas pu m’y mettre à fond comme je l’espérais, occupé par les préparatifs, je me rends compte que j’ai tout de même de bonnes bases.
Je peux ENFIN pratiquer dans de vraies discussions, l’apprentissage prend vraiment du sens. Pour l’instant j’écoute beaucoup, je ne parle pas trop, mais je saute sur les occasions de sortir les mots que je connais dès je peux. Je te parle d’ailleurs juste après de ma première pratique avec des locaux.
Première rencontre impactante
En second point, j’évoquerais mon expérience avec Saïto-San, premier local avec qui j’ai pu échanger. Professeur d’anglais, il m’a abordé le premier jour lors d’une balade au parc avec un « backpack ? ». Il m’a rapidement proposé de l’accompagner pour manger dans un petit restau du coin tenu par une amie.
On a papoté pendant deux heures. Il m’a donné beaucoup de conseils, on a pas mal échangé sur la culture nippone, j’avais plein de questions. C’était très pratique qu’il parle anglais couramment, parfois il échangeait en japonais avec son amie, et je lui répondais dans un angloponais improvisé. J’ai payé la note avec grand plaisir, il m’a dit qu’il était content de se faire inviter par un jeune.
Propreté de la ville
Sinon, on associe souvent le Japon à l’organisation et à la propreté. Je confirme, Fukuoka est une ville très propre, bien que venant de Chine et de Corée, ça m’avait déjà frappé dans ces contrées.
À savoir : il y a très peu de poubelles dans les rues japonaises, ce qui pousse les locaux à ramener leurs déchets chez eux ou à attendre d’en trouver une dans une station de train ou un commerce. Résultat : les rues restent propres et chacun est responsable de ses propres déchets. Le respect des lieux communs et de la nature est une valeur importante dans la société japonaise.
Orgasme culinaire
Parlons maintenant de la bouffe, tu as compris que j’étais un bon mangeur… C’est un orgasme culinaire quotidien, pour la modique somme de 10€ en moyenne pour un plat et une boisson. D’ailleurs, bien que je n’avais pas faim lors de ma rencontre avec Saïto-San, j’ai tout de même goûté un peu au curry quand je me suis rappelé qu’il était impoli de refuser une invitation à manger.
Réputée dans le monde entier, la cuisine japonaise est connue pour sa fraîcheur, son équilibre et son esthétisme. Les japonais attachent une grande importance aux ingrédients de saison ; les plats varient donc en fonction des périodes de l’année. Par exemple, le poisson fugu est consommé en hiver, tandis que les sakura mochi (pâtisseries à la feuille de cerisier) sont populaires au printemps.
Est-ce que tu connais quelques plats typiques japonais ?
Les kiosques ouverts 24/24
Le concept des convenient stores, dont je t’ai parlé dans un précédent article, est tout nouveau pour moi, et je trouve ça absolument génial. On y vend de tout et on y propose toute sorte de services, comme je l’avais lu sur les blogs de voyage avant de partir : vente de noodles et de nigiri, distributeurs de billets, mise à disposition de micro-ondes, de bouilloires, et même de boîtes aux lettres pour envoyer son courrier.
Afin d’illustrer la dimension moderne et travailleuse du Japon, ces convenient stores sont ouverts 24/24, accessibles du matin très tôt avant d’aller au boulot jusqu’au soir. Je dois dire que c’est très appréciable de pouvoir en avoir un au coin de la rue.
Transports en commun organisés
Les transports en commun au Japon figurent parmi les plus efficaces et fiables au monde. Tu te souviens qu’ils partent à la seconde près ? En effet, le Japon dispose d’un système de transport très bien organisé et très dense, couvrant aussi bien les grandes villes que les zones rurales (contrairement à chez nous).
La discipline des passagers est aussi assez impressionnante. Il est indispensable de faire la queue pour entrer dans les trains et très mal vu de parler fort ou de téléphoner dans les trains et métros.
Sentiment de sécurité
Aussi, comment ne pas évoquer le sentiment de sécurité permanent ? C’est si reposant. Que ce soit dans le dortoir ou à l’espace de coworking, les usagers laissent leurs affaires en toute confiance. Cela va même jusque dans la rue où les vélos sans laissés sans cadenas. Extraordinaire, non ? En me renseignant un peu à ce sujet, j’ai appris que le Japon avait l’un des taux de criminalité les plus faibles au monde. Les agressions, vols et délits sont rares, et il est courant de voir des enfants se déplacer seuls en ville sans crainte.
Les Japonais ont un fort sens du civisme et du respect des lois, que ce soit pour ne pas voler, ne pas frauder dans les transports ou même ne pas traverser au feu rouge, même quand il n’y a aucune voiture ! Il est d ‘ailleurs fréquent de retrouver des objets perdus. Bien sûr, comme partout, il faut rester vigilant, mais globalement, le Japon est un des pays les plus sûrs au monde.
Logé dans un quartier chaud
Et une petite anecdote pour terminer… En allant chercher un restaurant (oui je parle encore de bouffe), je me suis retrouvé dans le quartier chaud avec plein de soapland, ces lieux qui proposent des massages intimes. J’avoue que je ne me sentais pas très à l’aise, et plus tard je me suis rendu compte que mon hôtel capsule était justement sur la presqu’ile où se situait le quartier chaud.
Et en parlant de logement, je suis à la recherche d’un toit pour un mois à Tokyo (ma prochaine destination), ce qui s’avère plus compliqué et bien plus cher que ce à quoi je m’attendais. On m’a proposé un loyer de 1 500€ pour un lit dans un hôtel capsule, et ça s’envole jusqu’à 5 000€ pour une chambre…
Sur ce, je vais continuer mes recherches, mes balades et mes gueuletons.
Comme d’hab, je te partage les liens vers le contenu photo et vidéo de mon aventure un peu folle et bas-carbone jusqu’au Japon.
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Et pour ceux qui prennent le train en marche, retrouvez ici tous les articles publiés précédemment.
On se retrouve sur les réseaux sociaux, et la semaine prochaine pour plus d’infos sur le pays du Soleil levant !
Bonjour Jeremie, j ai lu avec gourmandise tes reportages, tes impressions. Je te rejoins complètement lorsque tu parles du rythme lent de ton voyage. Cela permet de mieux apprécier chaque instant, et surtout de préserver son corps . Je viens de goûter à la vie nipponne : les japonnais sont tellement respectueux, droits, attentionnés . Ils nous facilent l immersion . L alimentation est très équilibrée, mais le vrais breakfast français me manque, avec son pain et sa confiture ! Quel bonheur de te lire !!